Le vélo couché en traction directe TD

Par sa position l’ensemble du ou de la cycliste et du vélo est bien plus aérodynamique qu’en vélo droit. Cela se traduit par soit moins d’effort pour aller à la même vitesse ou une vitesse plus élevée avec la même énergie. Le gain en terme de confort est comparable à la différence que l’on observe entre un tabouret et un transat. La prise en main n’est pas plus facile ou difficile, elle est différente, mais rassurez vous on apprivoise vite cette position quand le vélo a une bonne géométrie.

Parmi toute la diversité des familles de vélo couché, Oryanne a retenu les Traction Directe pour la simplicité, le confort et la réactivité qu’apporte une chaîne courte (contrairement aux vélos couchés en propulsion et traction indirecte). Comprenez par « Traction » ; transmission sur la roue avant, et « Directe » ; sans utilisation de renvoi pour la chaîne, le plus court chemin possible entre le pédalier et la roue, ce qui implique que le pédalier est situé sur la même partie du cadre que la roue avant qui sert aussi à la direction.

La géométrie en traction directe permet l’utilisation de 2 grandes roues (plus confortables) même  pour les personnes de petite taille, et un vélo plus compact et maniable (notamment pour rentrer dans un train ou monter le vélo dans un escalier par exemple). Elle rend aussi le pilotage sans les mains bien plus aisé.

Le bambou

C’est la plante qui capte le plus vite le CO2 , c’est un composite naturel aux propriétés mécaniques intéressantes ; rigide dans le sens de la longueur et flexible transversalement il assure une transmission des effort avec un bon rendement et offre simultanément un grand confort en absorbant les vibrations tout en étant léger.

Les plus hauts échafaudages du monde sont en bambou à des hauteurs où en acier ils s’effondreraient sous leur propre poids. Les premiers cadres de vélo en bambou ont plus de cent ans, c’est un matériaux renouvelable et durable !

Oryanne coupe et sèche elle même les bambous qu’elle sélectionne parmi les meilleures espèces pour ses réalisations.

Construire un cadre de vélo en bambou plutôt qu’en acier, aluminium ou carbone, c’est épargner des ressources minières et pétrolières, privilégier l’artisanat local à l’industrie de masse.

Les cadres en bambou et composites à base de fibres végétales lin ou chanvre sont actuellement les plus écologiques sur le marché.

Sur-mesure personnalisé

Le fait de réaliser des cadres de manière artisanale en bambou et fibre de chanvre offre la possibilité de faire du sur-mesure afin d’adapter le vélo au mieux à votre morphologie pour qu’il vous aille comme un gant, pourquoi s’en priver ?

De même chaque cadre étant unique il sera taillé et réfléchi en fonction de vos besoins et envies, l’équipement se fait aussi selon vos désir. Oryanne vous aiguillera vers le matériel le plus en adéquation avec votre pratique.

La conceptrice et constructrice

Oryanne est une passionnée de vélos couchés depuis son adolescence où elle découvre les Aliaciklo  faits à Oloron Sainte Marie en effectuant des recherches sur le thème de son TPE (épreuve pour le bac) qu’elle a choisi, les vélos couchés. Moyen de transport qu’elle trouve tellement passionnant qu’elle mets ses économies dans son premier vélo couché qui sera son moyen de transport principal au détriment de la moto puis des voitures que ses parents voudront lui offrir.

C’est avec déjà pour objectif de devenir constructrice un jour qu’elle intègre l’Ecole Européenne d’Ingénieur en Génie des Matériaux à Nancy où son dévolu se tourne vers le bambou comme matériaux d’avenir pour la fabrication des cadres de cycles. Le vélo couché est aussi bien son moyen de transport du quotidien que pour les voyages. De part la proximité avec l’Allemagne elle se rend alors tous les ans au salon du vélo spécial Spezi où elle perfectionne ses connaissance dans le domaine et essai énormément de vélos couchés différents.

Après diverses péripéties de vie, stages, emplois en tant que mécanicienne vélo, et la réalisations de quelques prototypes, un premier essais de création d’entreprise en association infructueuse, elle persiste et monte son atelier dans un vieux fourgon qu’elle retape afin de pouvoir déménager facilement avec son outils de production, ne sachant pas encore où s’installer quelque part entre l’Espagne et l’Allemagne son activité se veut nomade en transition.